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    May 10th, 2012EuropasionariaEurope, La citation de la semaine

    Je pense que l’Europe sera fédérale ou ne sera pas. Le choix est aussi simple que ça. Il faut arrêter d’avoir peur d’utiliser le mot fédéral quand on parle de l’avenir de l’Europe.

    Guy Verhofstadt, adresse au Parlement européen, 9 mai 2012

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    February 19th, 2012EuropasionariaBruxelles, Europe, La vie

    Comme beaucoup d’expats, je n’ai pas choisi Bruxelles par amour mais par raison. Je suis arrivée là pour le travail. J’avais essayé de trouver un emploi qui me permette d’allier mes passions de l’Europe et de la politique à Amsterdam d’abord, une ville dans laquelle j’étais arrivée par hasard et dont j’étais tombée raide dingue. L’amour au premier regard. Mais voilà, il n’y avait pas de travail pour moi là-bas. J’essayais à Paris aussi. Pas plus de chance. Je ne voulais pas travailler dans le milieu européen à Bruxelles parce que pour moi, l’Europe devait être partout. Ce n’était pas en prêchant dans la paroisse des eurocrates que j’allais faire avancer l’Europe. Je voulais apporter la bonne parole sur le terrain. Je voulais faire aimer l’Europe à ceux qui la connaisse mal. Mais voilà, je voulais aussi vivre de cette passion. Je me suis donc retrouvée à Bruxelles. Ça fait maintenant six ans que j’y vis.

    Le bazar

    © Frederic della Faille

    Au début, Bruxelles me mettait hors de moi. Rien ne marchait. Le bazar général m’horripilait. Puis, petit à petit, ces petits défauts m’ont attendrie et je me suis mise à en rire. Maintenant, j’aime ce chaos car il ne manque jamais de surprendre. Quand je reçois de la visite de Parisiens dans ma chère Bruxelles et que je les vois s’énerver à la parisienne des dysfonctionnements qu’ils rencontrent, j’en souris. Je suis passée par là. Alors je leur dis avec un sourire: « bienvenu à Bruxelles » et leur suggère de ne pas s’en préoccuper, de se relaxer, et d’en rire. Bruxelles est surréaliste, ça fait partie de son charme.

    Une beauté à découvrir

    © Geert Schneider

    Au bout d’un an et demi, j’ai compris que j’étais là pour rester. J’avais découvert la ville. Même si elle n’avait pas la beauté majestueuse de Paris ou la beauté simple d’Amsterdam, elle était belle, elle aussi. Belle dans ses défauts, belle dans ses surprises. A qui sait regarder, Bruxelles renferme nombres de beautés cachées. Un jour où il fait beau, on lève le nez et on remarque cette petite maison art nouveau sublime devant laquelle on est passé tous les jours sans jamais y faire attention.

    Un village-capitale

    © Marc Delforge

    J’aime le côté ville-village de Bruxelles. Capitale à taille humaine, elle a les qualités de chaque monde : suffisamment grande et active culturellement pour ne jamais s’ennuyer, suffisamment petite pour ne pas souffrir de l’anonymat des grandes villes. Quand je sors à Bruxelles, je rencontre toujours des personnes que je connais déjà. Mais pas trop, ce qui serait étouffant, non, juste ce qu’il faut pour réchauffer le cœur.

    Laboratoire européen

    © David Kenny

    En une soirée à Bruxelles, il peut m’arriver de parler les quatre langues que je connais. Un délice pour les amoureux des langues. Et refaire le monde autour d’une bière entre Grecs, Français, Anglais, Espagnols, Italiens, Polonais et Allemands, reste l’une des plus belles aventures qui soient. C’est mon quotidien.

    Après 3 ans de vie commune avec Bruxelles, un jour alors que je me baladais dans la rue et qu’il faisait beau, je me suis dit que j’aimais de plus en plus cette ville. Depuis ce sentiment m’étreint régulièrement. Je lève le nez, je repère un petit détail attendrissant qui m’avait échappé, j’hume l’air humide et lui fais ma déclaration d’amour : Bruxelles, chaque jour qui passe, je t’aime de plus en plus.

    Vous avez aimez cette déclaration d’amour ? Vous aimerez peut-être aussi Paris, je t’aime… moi non plus
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    December 13th, 2011EuropasionariaBruxelles, Elections 2012, France

    Je l’ai déjà écrit sur ce blog, en 2012, on innove : pour la première fois, les Français de l’étranger pourront élire des députés à l’Assemblée nationale.

    Imaginez-donc le vent d’air frais qu’apporteront des élus de l’étranger dans notre honorable Assemblée nationale… N’hésitez-pas, inscrivez-vous sur les listes électorales consulaires avant le 31 décembre. Après, ce sera trop tard.

    Quelques bonnes raisons pour convaincre les sceptiques :

    • Vous aimeriez que la politique française prenne plus en considération les expériences réussies des autres pays.
    • Même si vous habitez à l’étranger, vous trouvez que vous avez quand même votre mot à dire dans la politique nationale.
    • Vous aimeriez que les sujets  qui vous touchent plus particulièrement en tant qu’expat soient pris en compte.
    • Un billet aller/retour pour la France rien que pour aller voter, c’est cher, et vous avez sans doute mieux à faire avec vos sous.
    • Il y a toujours la procuration me diriez-vous ? Mais au fond de vous, vous êtes parfois assailli d’un doute : est-ce que Papa/Maman/Frérot/Sœurette/Tata/Tonton mettra le bon bulletin dans l’urne ?
    • Le vote par correspondance ? Pensez juste à tous les obstacles que votre lettre devra surmonter pour arriver à bon port…
    • Enfin, aux législatives de 2012, les Français de l’étranger seront à l’avant-garde. Ce seront les seuls, et les premiers, à pouvoir voter électroniquement. Voilà qui devrait convaincre les plus geeks d’entre vous.

    Si vous êtes déjà inscrit au consulat, rien de plus simple pour pouvoir voter chez vous en 2012. Munissez-vous de votre carte consulaire, repérez le numéro d’identification inscrit dessus et rendez-vous sur MonConsulat.fr pour exprimer votre choix.

    Vous ne retrouvez pas votre carte, c’est simple aussi : cliquez-ici pour recevoir votre numéro d’identification consulaire par email

    Pas encore inscrit au consulat ? Rendez-lui visite, ça fait toujours plaisir d’y retrouver des compatriotes. Plus d’info ici.

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    September 14th, 2011EuropasionariaElections 2012, France

    Jeudi 15 septembre à 20h30 sur France 2, nous assisterons à une expérience encore jamais tentée en France: un débat entre les socialistes candidats à l’élection présidentielle en vue de la désignation du meilleur d’entre eux par les primaires ouvertes du 9 octobre.

    D’après les images du plateau télé que j’ai vues sur France 2 en avant-première, ça va ressembler pas mal aux débats de l’élection présidentielle américaine. Candidats côte-à-côte et non face-à-face, debouts derrière un pupitre, derrière les caméras. Je me demande vraiment ce que ça va donner. Quelle dynamique va se mettre en place ? Quelles stratégies vont prendre les candidats pour se démarquer ? Qui seront les gagnants ? Quelles seront les surprises ?

    Ce qu’il y a d’absolument passionant en politique et qui fait que je ne m’en lasse jamais c’est qu’on peut faire toutes les analyses qu’on veut avant une élection ou un débat de ce genre, au final on est toujours surpris parce qu’il y a tellement de modalités en politique qui peuvent faire fléchir la balance, tellement de choses incontrôlables, qu’il y a toujours une part d’imprévu. C’est ça qui est beau.

    Allez, bon débat à tous. Voyons voir ce que ça donne cette pratique politique venue d’ailleurs lorsqu’on l’applique à ma douce France.

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    July 22nd, 2011EuropasionariaEurope, La vie

    22 juillet 2011. Je suis à Bruxelles. Des tweets d’amis norvégiens m’informent qu’une bombe a explosé dans le centre d’Oslo. Quelques minutes plus tard, un autre tweet m’informe qu’il y a aussi eu une fusillade dans le camp d’été des jeunesses travaillistes norvégiennes. A ce stade-là, nous ne savons pas encore exactement ce qui s’est passé. En regardant les nouvelles défiler à la télé, je ressens un mélange de colère et de désespoir. Je connais bien ce sentiment.

    25 juillet 1995. Je suis à Paris. J’apprends qu’il y a eu un attentat dans la station de RER Saint-Michel, l’une des plus fréquentées de Paris. Ma famille est moi sommes pétrifiés. Ma tante passe tous les jours par cette station pour aller au travail. Elle n’y était pas ce jour-là. Depuis lors, c’est devenu habituel de croiser des militaires armés de mitraillettes dans les couloirs du métro parisien. Je ne m’y suis jamais habituée.

    11 septembre 2001. Je suis en voiture avec mon père sur une autoroute française. Nous revenons de Grenoble où il m’a aidé à trouver un appartement. Il est 2 heures de l’après-midi. Nous entendons à la radio qu’un avion s’est écrasé dans l’une des tours jumelles de New York. Les analystes disent que c’est à ce moment-là que le 21ème siècle a vraiment commencé, tout comme le 20ème avait réellement commencé avec la Première guerre mondiale.

    11 mars 2004. J’habite à Amsterdam dans un appartement que je partage avec 12 autres personnes. 8 d’entre elles sont espagnoles. Je remarque leurs visages tétanisés alors qu’ils regardent la chaîne nationale espagnole qui nous apprend que des attentats ont eu lieu dans des trains aux alentours de Madrid.

    7 juillet 2005. J’habite toujours à Amsterdam. Il est tôt. J’allume la télé en sortant du lit et je réalise que des bombes ont explosé dans le métro londonien. Mon petit ami dort encore. L’une de mes meilleures amies habite à Londres.

    Nous nous rappelons tous d’où nous nous trouvions et de ce que nous faisions lorsque nous avons entendu parler de ces attentats. Je ressens toujours le même sentiment confus, un mélange d’incompréhension, d’impuissance et de pessimisme envers le futur de l’humanité. J’essaye d’éviter la colère. La violence engendre la violence. Et la violence n’apporte jamais de solution.

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    July 20th, 2011EuropasionariaBruxelles, La citation de la semaine

    Le moment est venu où le vrai courage consiste à chercher fermement le compromis qui rassemble, et non à exacerber les oppositions.

    Discours poignant du roi belge la veille de la fête nationale à visionner sur le site de la RTBF.

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    July 4th, 2011EuropasionariaBruxelles

    Aujourd’hui au fond de ma boîte aux lettres bruxelloise se trouvait un petit bout de papier vert pomme de rien du tout qui m’a transportée 15 ans en arrière à Paris. Madeleine de Proust, quand tu nous tiens…

    Je précise que j’ai caché son nom et numéro de téléphone pour ne pas lui faire de pub.

    Ce genre de prospectus de pseudo-marabout est monnaie courante à Paris. J’ai même connu quelqu’un qui collectionnait ces billets. Mais c’est la première fois que j’en reçois à Bruxelles ! C’est marrant, juste avant de rentrer chez moi, dans la rue des pseudo-étudiants en théologie coréens m’ont demandé de leur faire répéter un exposé. Ben voyons… Mais le pire pour moi, ce sont ceux qui viennent directement sonner à ma porte. A Etterbeek où j’habitais avant, ça m’arrivait souvent de me faire réveiller le samedi matin par des gens qui voulaient me parler de Dieu. Ma réaction était dans ces cas-là, comment dire, assez sèche. La grasse matinée du samedi matin, chez moi, c’est sacré !

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    July 2nd, 2011EuropasionariaGirl Power

    Voilà, je suis là tranquille, je lis un article passionnant sur le site d’un journal anglais très connu et en bas de page je tombe sur cette pub, en français siouplé… L’image parle d’elle-même. Ça vaut l’epididyme d’or sur le site d’Olympe.

    PS: je ne suis pas une blogueuse revancharde donc j’ai caché le nom de la marque. Mais à votre avis, c’est une pub pour quoi ?

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    June 30th, 2011EuropasionariaFrance, La citation de la semaine

    Chaque jour, tu as 30 morts sur la route. Moi, je vais rouler sur le trottoir.

    Brèves de comptoir

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    June 28th, 2011EuropasionariaElections 2012, France, Girl Power

    Aujourd’hui Martine Aubry a annoncé sa candidature à la présidence de la République et Christine Lagarde a été nommée à la tête du FMI. Quelques semaines auparavant, Dominique Strauss-Kahn se faisait inculper à New York, lui qui était à la fois le favori dans les sondages du PS pour la présidentielle de 2012 et le directeur  général du FMI. Les deux places qu’il laissait vacantes ont aujourd’hui été prises par des femmes.

    Martine Aubry © Parti socialiste/flickr & Christine Lagarde © World Economic Forum/flickr

    L’inculpation de Dominique Strauss-Kahn avait eu des effets ricochets sur le débat politique français. Des femmes politiques de tous bords s’étaient élevées pour dénoncer le machisme d’une certaine génération d’hommes politiques. J’avais été frappée par le dossier qui leur avait été consacré dans Libération. J’ai trouvé courageux qu’elles se confient. Je pense que ça a réellement fait beaucoup pour mettre en lumière le machisme ordinaire et parfois violent dont les femmes sont victimes. Mais nous ne voulons pas être victimes. C’est pourquoi, les annonces simultanées de la candidature de Martine Aubry et de la nomination de Christine Lagarde font plaisir à voir. Deux femmes compétentes et respectées ont été mises aujourd’hui au centre de la vie politique française et internationale.

    J’admire ces deux femmes tout d’abord parce qu’elles sont compétentes et ont réussi à se hisser aux plus hauts niveaux de responsabilité. Elles sont en cela déjà des exemples pour toute jeune femme. Mais j’admire encore plus ces deux femmes parce qu’elles ont su convaincre et réussir tout en restant ‘femme’. Je veux dire en cela qu’elles n’ont pas dû perdre tous les attributs de leur féminité pour y arriver, comme beaucoup de leurs précédentes ont parfois dû le faire. J’admire l’humanité et la sensibilité de Martine Aubry. Je pense réellement que la sensibilité, et l’empathie qui lui est liée, est une force. J’admire Christine Lagarde pour la douceur dont elle sait faire preuve, douceur qui là aussi est une force, dans un monde parfois surgonflé de testostérone, lorsqu’on sait l’utiliser pour négocier et convaincre.

    Aujourd’hui, quelque chose a vraiment changé en France. Sommes-nous à l’aube d’une nouvelle manière de faire de la politique ? Les quelques mois à venir promettent d’être fascinants.

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