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Tags: Journée européenne des langues[Cet article est en espagnol en raison de la journée du blogging multilingue, une initiative de blogueurs européens pour célébrer la journée européenne des langues.]
Como es el día europeo de los idiomas, en paralelo con amigos blogueros del Blogging Portal, hemos decidido participar en un día de blogging multilingüe. Vamos a escribir en un idioma diferente al que usamos habitualmente en nuestro blog. Por eso, hoy blogueo en castellano.
Este blog ya es bilingüe. Casi todos los artículos se pueden leer en francés aquí y en inglés allí. Es un principio muy importante para mí. Por una parte, escribo en inglés porqué es el mejor idioma para integrarse en la comunidad de los Euroblogueros. Así también doy una visión francesa de los problemas europeos. Por otra parte, escribo en francés para traducir a mis compatriotas lo que sucede en Europa. En pocas palabras, quiero construir puentes.
Si escribiera únicamente en inglés, quedaría bloqueada en lo que llamamos la ‘EU bubble’, el pequeño grupo de gente que saben algo de la Unión Europea.
Si escribiera únicamente en francés, sólo me leerían los franceses.
Es simple. Cuantos más idiomas hablas, a más personas puedes llegar. Idealmente me gustaría también tener una sección en español en este blog pero ya es demasiado trabajo escribir en dos idiomas… Quizás podría, de vez en cuando, traducir algo en castellano… como los artículos que hablan de España, por ejemplo. Quizás un día… ¡Veremos!
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September 6th, 2010Europe, Le meilleur du webJ’ai reçu une bien étrange newsletter de la part de ma compagnie de train préférée. Les utilisateurs régulier du Thalys auront remarqué que l’intérieur des trains a été rénové cette année. Du coup, Thalys vend son ancien mobilier et c’est pour une bonne cause en plus ! Je dis bravo à cette initiative originale.
Tags: Thalys -
July 21st, 2010Euroblogosphère, EuropeC’est avec grand plaisir que j’ai vu cette semaine l’enthousiasme se développer autour de l’appel du 4 juillet pour la fondation d’un blog collectif européen. Lundi, quelques Euroblogueurs et sympathisants se retrouvaient pour un Euro-apéro, qui a eu vite fait d’être rebaptisé toute première “EuroRépublique des blogs”, en référence à la République des blogs, le rendez-vous des blogueurs politiques, qui a lieu un peu partout, en France, Suisse et Royaume-Uni (lire les comptes-rendus de l’Euro-apéro ici, ici et là).
En parallèle à l’idée d’un blog commun européen, une autre idée a émergé lors de l’Euro-apéro : celle d’utiliser le Bloggingportal comme base pour la création d’une sorte “d’intranet des blogueurs européens”. Le blog Se former à la communication européenne fait même des propositions détaillées pour passer à un “Blogging Portal 2.0″.
Étant donné que je fais partie de l’équipe des éditeurs du Blogging Portal, ce développement m’a évidemment interpellée. Je suis étonnée de la vision assez déshumanisée que mes compatriotes ont du Blogging Portal qu’ils semblent reléguer à un simple agrégateur d’Euroblogs. Le Blogging Portal est en réalité bien plus que ça. La mission initiale -sélectionner quotidiennement les meilleurs articles publiés parmi les quelques 600 blogs référencés- a entraîné le développement de connexions très étroites entre les blogueurs qui en sont éditeurs. Une dizaine des Euroblogueurs les plus actifs de la toile échangent quotidiennement des idées pour promouvoir la sphère publique européenne. Nous développons ensemble diverses initiatives durant notre temps libre, et ce sans aucun financement. Mais il est vrai que ces échanges et initiatives se font pour l’instant en anglais, puisqu’il faut bien un langage commun.
Ce qui est intéressant c’est que le Blogging Portal est justement dans une phase de discussions assez intenses sur l’avenir de la plateforme. Les débats qui prennent place chez les Euroblogueurs français tombent donc à point ! Alors, amis gaulois… ça vous dit de rejoindre le Blogging Portal ? Vous êtes les bienvenus !
Tags: Euroblogosphere, Euroblogs, France -
July 15th, 2010Euroblogosphère, Europe, FranceDepuis que j’ai commencé à bloguer il y a un an, c’est la première fois que j’assiste à une chaîne de blog dans l’euroblogosphère francophone. Je dois avouer que bien que française, je suis bien plus intégrée dans l’euroblogosphère anglophone où les interactions entre blogs sont choses communes. L’un d’entre nous commence un article, un autre lui répond, puis un autre, etc.
Il y a quelques jours, Samuel Faure, en réaction à l’arrêt de deux euroblogs emblématiques, a lancé un appel à la création d’un blog collectif européen où différents blogueurs viendraient confronter leurs idées sur l’Europe. Puis Jean-Sébastien Lefebvre, Greg Henning et Michael Malherbe lui ont répondu. À la demande de Samuel, je me lance à mon tour dans l’exercice.
Je suis tout à fait d’accord avec le fait que la politisation de l’Europe -la confrontation de points de vue et de projets- est ce qui fera progresser l’intérêt pour l’Europe. C’est à mon sens le grand bien que le vif débat sur le traité constitutionnel européen a apporté. Pour la première fois en France, on parlait vraiment d’Europe ! C’est en ce sens que je trouve l’idée de Samuel intéressante.
Pourtant je ne suis pas sûre que c’est ce qui fera avancer le schmilblick… Parce que les personnes qui participeront à ce blog collectif européen et qui liront son contenu, seront les personnes qui sont déjà intéressées par l’Europe.
L’un des problèmes majeurs de l’Union européenne est qu’elle intéresse un nombre de gens extrêmement restreint qui se retrouve dans de petites communautés fermées, telle que celle des Euroblogueurs. La communauté de blogueurs du Blogging Portal, dont je fais partie, a été créée pour promouvoir les blogs qui traitent de sujets européens. Le Blogging Portal a été un outil extraordinaire pour mettre en réseau la communauté des Euroblogueurs anglophones. Pourtant, cette communauté du Blogging Portal n’interagit que très peu avec des Euroblogueurs autres qu’anglophones, et d’une manière générale interagit peu avec les blogosphères nationales. Parce que bien sûr, on ne peut pas être partout en même temps.
Il est bon de mettre en réseau les blogueurs qui parlent d’Europe mais en même temps, il faut éviter la tendance à parler de nous entre nous. J’ai de plus en plus l’impression qu’il vaudrait mieux dans nos blogs ne pas parler uniquement d’Europe. Parler d’Europe oui, mais parler d’autres choses aussi. Si nos blogs ne parlent que d’Europe, c’est simple nous n’attirerons que des gens qui sont déjà intéressés par l’Europe. Si nous voulons intéresser les gens aux questions européennes, ne vaudrait-il pas mieux parler de l’Europe comme un sujet parmi d’autres ? Je m’explique… Si nous parlons des diverses choses de la vie sur nos blogs nous attirons un public plus large. Et si ce public est attiré, c’est parce qu’il aime notre style et notre façon de penser quel que soit le sujet abordé. Donc, si dans ce contexte nous parlons parfois d’Europe, il y a de grandes chances que ça touche plus de monde qu’un blog uniquement concentré sur les questions européennes, non?
Mise à jour le 19 juillet : Samuel a répondu aux nombreuses réactions qui ont été écrites sur son idée. A lire ici.
Tags: Blogs, Euroblogosphere, France -
June 30th, 2010Euroblogosphère, EuropeTags: Euroblogosphere, EuroblogueursIl doit y avoir une conjonction planétaire bizarre en ce moment puisque quasiment en même temps, certains des Euroblogueurs les plus réputés soit ont décidé d’arrêter leur blog soit se désinteresse des questions européennes. Hier, Julien Frisch a annoncé qu’il allait auto-dissoudre son blog. Aujourd’hui Charlemagne a annoncé qu’il changait de pseudonyme, rentrait en Angleterre et commencerait à bloguer sur la politique britannique. Jon Worth il y a quelques semaines annonçait qu’il rentrait à Londres.
En tant qu’Euroblogueuse et editrice au Blogging Portal, je me sens orpheline. Que va-t-il advenir de l’Euroblogosphère lorsque certains de ses blogueurs les plus emblématiques la quitte? J’espère que de nouveaux Euroblogeurs vont émerger. Kosmopolit en a déjà repéré un aujourd’hui qui s’appelle Ooh, Brussels! Il est temps pour une nouvelle génération, sans doute. Alors dîtes les gars et les filles, est-ce que vous aimez écrire? Est-ce que vous souhaitez que vos opinions soient entendues? Est-ce que vous avez envie de remuer l’Union européenne? N’hésitez pas! Ouvrez un Blog! Maintenant.
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June 11th, 2010Europe, Le meilleur du webL’avantage d’avoir des origines étrangères c’est que lorsque la coupe du monde de football arrive, on peut soutenir plus d’une équipe et donc avoir plus de chances de gagner.
Je suis pourtant loin d’être une fan de foot. Certaines de ses règles restent encore pour moi un mystère. Mais une chose est sûre, quand la coupe du monde arrive, je me transforme en véritable hooligan, pour peu que je me sois décidée à soutenir une équipe en particulier.
Alors j’ai voulu montrer mon soutien sur Twitter en utilisant un Twibbon. J’ai commencé par ajouter le drapeau de la France à mon avatar sur Twitter. Et puis je me suis dit que vue la pauvre performance de la France à son premier match contre l’Uruguay, il valait peut-être mieux miser sur une autre équipe. Alors j’ai ajouté le drapeau de l’Espagne, le pays d’origine de mon père. Après je me suis dit que pour sortir du trip nationaliste, ce serait sympa de rajouter les drapeaux des pays où j’ai vécu et que j’aime, c’est-à-dire les Pays-Bas et la Belgique. Étant donné que la Belgique n’a pas été sélectionnée, je n’ai mis que les Pays-Bas. Le résultat, le voilà :
Venez en faire de même à l’adresse suivante: http://twibbon.com/worldcup !
Et que les meilleurs gagnent ! Par contre, si ça pouvait ne pas être l’Italie, ce serait sympa (mauvais souvenir de 2006).
Tags: Coupe du Monde, Football, Humour, Sport, Twibbon, Twitter -
June 6th, 2010Europe, Génération 2.0 / Génération YLes personnes qui approchent la trentaine expérimentent souvent une période d’importante remise en question. Ils ont étudié pendant des années, ont enfin un premier job important, puis ils commencent à s’ennuyer et décident qu’ils ont besoin d’un changement. Alors que la plupart des personnes dans cette situation réagissent en changeant de boulot, ou en faisant un bébé ou même en commençant un nouveau passe-temps, le genre de personne que je suis, les personnes ayant vécu à l’étranger ont pour premier instinct : « Il faut que je change de pays ». Comme si changer de pays était la solution à nos problèmes.
Une amie d’enfance, qui après avoir vécu des années à New York est rentrée il y a un an à Paris, me confiait récemment qu’il lui était quasiment impossible de faire des trous dans les murs de son appartement pour accrocher des tableaux, photos ou autres posters, et que c’était un réel blocage pour elle. Je suis allée chez elle le weekend dernier. Ses murs sont totalement vierges alors que des cadres sont posés par terre, appuyés contre les murs, attendant que des clous soient plantés. Ça m’a fait réaliser que bien qu’habitant dans le même appartement depuis quatre ans, je n’ai toujours pas fait de trous aux murs non plus. Comme ceux de mon amie, mes murs sont toujours blancs comme neige. À y réfléchir, je n’ai fait de trous dans aucun des quatre appartements où j’ai vécu depuis que je suis partie de chez mes parents. La décoration ne m’a jamais trop préoccupée non plus. Comme si tous ces endroits n’étaient que temporaires.
Mais quand est-ce que le temporaire cesse d’être temporaire ? Est-ce que nous, la génération expat, sommes condamnés à errer de pays en pays jusqu’à ce que nous trouvions notre terre d’accueil idéale ? Et si nous ne le faisons pas, est-ce que nous resterons frustrés toute notre vie, en gardant toujours en tête que la vie pourrait être meilleure dans un autre pays ?
Toujours prêt à plier bagage et à partir vers une nouvelle destination exotique, j’ai l’impression que c’est ce que de nombreux expats bruxellois ressentent. Les gens sont de passage. Chaque année, certains décident de rentrer dans leur pays d’origine, quand d’autres décident de partir encore dans un autre pays étranger. Enfin, il y a ceux qui restent. Je me rappelle de ce que m’a dit un jour un ancien collègue néerlandais, un homme d’une quarantaine d’années. Il m’a dit que Bruxelles lui avait toujours semblé être un lieu de résidence temporaire jusqu’à ce qu’un jour il réalise qu’il était là depuis 15 ans. Il s’était dit alors qu’il était peut-être temps d’accepter le fait que Bruxelles était devenu son lieu de résidence permanent. Pourtant, il n’avait toujours pas l’air convaincu. Comme s’il ne pouvait se résoudre à être attaché à un endroit pour le restant de ses jours.
Tags: Amis, Bruxelles, Erasmus, EU Bubble, Expats, Paris -
June 6th, 2010Europe, Girl PowerA voir les réactions à mon pseudonyme, j’ai réalisé que sa signification n’était pas forcément évidente à part peut-être pour les Espagnols. Alors j’ai pensé que ça méritait une petite explication.
Tout d’abord, Europasionaria = Euro+Pasionaria et pas Europa+Sionaria. Voilà qui devrait déjà clarifier les choses pour certains.
Comment l’idée m’est-elle venue? Je voulais un pseudonyme qui commence par Euro et qui reflète ce que je suis. J’y ai beaucoup réfléchi, plusieurs idées me sont venues mais aucune ne semblait me convenir réellement.
Puis, un vendredi, en plein milieu d’une sombre nuit, c’est arrivé comme une évidence. Je suis une personne passionnée, une idéaliste, une femme forte. Alors le mot « pasionaria » m’est apparu naturellement. Europasionaria était née.
Ok d’accord mais qu’est-ce que ça veut dire “pasionaria”, vous me direz?
- “La pasionaria” était le surnom donné à une femme républicaine espagnole qui a combattu avec beaucoup de courage et de dignité pendant la guerre civile espagnole.
- Depuis lors, “pasionaria” a été utilisée en français pour qualifier une femme qui défend une cause avec passion et détermination.
- “Pasionaria” veut dire passiflore en espagnol, c’est-à-dire fleur de la passion.
Europasionaria: franco-espagnole, passionnée de politique, passionnée d’Europe, fleur de la passion européenne… toutes ces associations d’idées m’ont plu. En plus, j’aime comment ça sonne. Dans tous les cas, les mots remplis de « a » sonnent toujours mieux.
Tags: Espagne, Europasionaria, France, Guerre Civile Espagnole, Républicains Espagnols -
May 9th, 2010EuropeJe me suis souvent demandé pourquoi j’étais si irrésistiblement attirée par l’Europe.
J’ai toujours aimé apprendre des langues étrangères, l’anglais en particulier (avec l’allemand, ça n’a jamais marché). Lorsque j’étais adolescente je me rappelle que dès qu’il y avait un étranger dans un groupe, je devenais l’interprète officielle, la plupart du temps parce que j’étais la seule à avoir un anglais potable. Et j’aimais ça. Par la suite, j’ai choisi de ne pas étudier les langues à l’université parce que je pensais que parler des langues étrangères était quelque chose que tout le monde devrait savoir faire. Alors, ironie du sort peut-être, j’ai étudié la politique, un sujet dont tout le monde peut parler.
Je me rappelle que lorsque j’étais enfant je me demandais ce que ça voulait dire exactement d’être française. Est-ce que ça voulait dire qu’il y avait des gens qui n’étaient pas français ? Et comment est-ce que c’était possible de ne pas être français ? Oui, j’étais le genre d’enfant qui demande toujours « pourquoi ». D’ailleurs, ça, ça n’a pas changé.
Je me rappelle de mon séjour linguistique en Allemagne quand j’avais 16 ans. Mon arrière grand-père est mort au front pendant la Première Guerre mondiale. Mon grand-père espagnol a combattu dans la guerre civile, puis plus tard en France, a rejoint la Résistance. Mon grand-père français (en photo ci-contre) a combattu pendant la Deuxième Guerre mondiale. Mes parents se rappellent de soldats nazis venant chez eux. Autant dire que quand je suis arrivée à Berlin à l’âge de 16 ans, j’étais encore pleine de préjugés à l’égard des Allemands, sans doute même plus que la plupart des Français. Puis quelque chose s’est passé. J’ai passé une semaine à m’amuser avec des adolescents allemands de mon âge. C’est à ce moment-là que j’ai réalisé quelque chose. Nous avions beau avoir des nationalités et des cultures différentes et ne pas parler la même langue, au final, nous n’étions pas si différents que ça. En réalité, nous étions même très semblables. C’est l’une des premières fois que je me suis sentie vraiment européenne.
Après cela, je n’ai jamais réussi à me débarrasser de ce virus. Je savais qu’un jour j’irai vivre dans un autre pays européen. Depuis, j’ai vécu dans de nombreux pays. Mon pays, Paris, les Français, tout ça c’est familier et agréable mais je me sens mieux à l’étranger. J’aime être surprise par la différence culturelle chaque jour que je vis. J’aime aller à une fête et parler une autre langue que la mienne. Ça, ça n’arrive pas très souvent chez moi à Paris.
Alors d’où vient cet irrésistible besoin d’étrangeté? Est-ce parce que je suis moi-même d’origine étrangère ? Est-ce parce que lorsque j’étais enfant j’ai entendu mon grand-père et ma nounou parler espagnol ? Est-ce parce que dès le début j’ai compris ce que c’était que d’être différent ?
Quoi qu’il en soit, une chose est certaine : l’Europe est ma passion.
Joyeuse fête de l’Europe à tous! Suivez le carnaval des blogs “mon Europe” sur le Blogging Portal.
Tags: Allemagne, Europe, France, Jour de l'Europe, Passion













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