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    August 3rd, 2010EuropasionariaBruxelles

    Impossible de les ignorer. Depuis quelques temps, les vélos jaune fluo Villo! ont envahi les rues bruxelloises. Ça fait des années qu’un système de vélos publics existe à Bruxelles mais avant, les stations étaient très rares. Comme le montre la carte des stations ci-dessous : clairement la municipalité bruxelloise a mis le paquet ces derniers temps. Il y aurait à présent dans le centre de Bruxelles une station Villo! tous les 450 mètres. Pas tous les 449 mètres ni tous les 451 mètres mais précisément tous les 450 mètres, oui, oui, oui, c’est le site de Villo! qui le dit.

    Alors voilà à quoi ressemble la ville à présent:

    La carte des stations Villo!

    Comme on peut le voir, il y en a partout. Et s’il n’y en a pas encore à côté de chez vous, ça ne saurait tarder tellement ces stations poussent comme des champignons sauvages.

    Cette année l’abonnement est gratuit, alors pourquoi s’en priver ? Tu commandes ta carte sur Internet en cliquant là à droite. Tu attends deux semaines bien patiemment et elle arrive gentiment dans ta boîte aux lettres. Après le principe est simple : tu poses ta carte d’abonné sur la borne Villo!, tu prends un vélo, tu pédales tranquillement vers la borne la plus proche de ton point de destination et tu rends ton vélo. Si tu as réussi à faire tout ça en une demi-heure, youpi, c’est gratuit ! Sinon c’est 50 cents pour la demi-heure suivante, soit presque rien.

    Je dois dire que j’ai été épatée par Villo! J’ai mon propre vélo que j’emprunte pour aller tous les jours au travail. Mais parfois quand je sors en ville directement après le travail, je laisse mon vélo dans le garage de mon bureau pour ne pas être encombrée. Du coup, plus tard le soir ou le lendemain pour aller au travail, je prends un Villo! En plus, les Villo! sont même de meilleure qualité que mon vélo personnel qui est pourtant tout neuf. Par exemple, il y a 7 vitesses sur le Villo! alors que je n’en ai que 5 sur mon vélo.

    Un seul bémol. Il semble que la production de vélos Villo! n’ait pas suivi la production de stations Villo! Un exemple, vendredi matin à 9h05 à Mérode:

    La station Villo! à Mérode - vendredi à 9h05

    30 bornes mais pas un seul Villo! disponible. Et à ce que j’ai pu voir, les stations vides de ce genre, c’est malheureusement très courant.

    Alors il y a un moyen d’éviter la déception de se rendre plein d’entrain à une station Villo! tout ça pour la trouver vide : c’est de consulter le site Villo! qui donne en temps réel le nombre de Villo! disponibles à chaque station. Par contre, il n’y a pas à ma connaissance d’application BlackBerry. Il y a bien une “application Wap” pour téléphone mobile que j’ai essayée sur mon BlackBerry mais elle ne fonctionne pas. Il semble qu’il y ait une application pour iPhone. Je ne sais pas si elle marche…

    Donc il y a encore du progrès à faire mais ça vaut vraiment le coup de commander sa carte Villo! et de l’utiliser de temps en temps. Le vélo, ça rend tout de suite la ville plus sympa. Mais prudence tout de même, les rues de Bruxelles restent dangereuses pour les cyclistes.

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    June 6th, 2010EuropasionariaEurope, Génération 2.0 / Génération Y

    Les personnes qui approchent la trentaine expérimentent souvent une période d’importante remise en question. Ils ont étudié pendant des années, ont enfin un premier job important, puis ils commencent à s’ennuyer et décident qu’ils ont besoin d’un changement. Alors que la plupart des personnes dans cette situation réagissent en changeant de boulot, ou en faisant un bébé ou même en commençant un nouveau passe-temps, le genre de personne que je suis, les personnes ayant vécu à l’étranger ont pour premier instinct : « Il faut que je change de pays ». Comme si changer de pays était la solution à nos problèmes.

    Luggage - CC Cake Walk sur Flickr

    Une amie d’enfance, qui après avoir vécu des années à New York est rentrée il y a un an à Paris, me confiait récemment qu’il lui était quasiment impossible de faire des trous dans les murs de son appartement pour accrocher des tableaux, photos ou autres posters, et que c’était un réel blocage pour elle. Je suis allée chez elle le weekend dernier. Ses murs sont totalement vierges alors que des cadres sont posés par terre, appuyés contre les murs, attendant que des clous soient plantés. Ça m’a fait réaliser que bien qu’habitant dans le même appartement depuis quatre ans, je n’ai toujours pas fait de trous aux murs non plus. Comme ceux de mon amie, mes murs sont toujours blancs comme neige. À y réfléchir, je n’ai fait de trous dans aucun des quatre appartements où j’ai vécu depuis que je suis partie de chez mes parents. La décoration ne m’a jamais trop préoccupée non plus. Comme si tous ces endroits n’étaient que temporaires.

    Mais quand est-ce que le temporaire cesse d’être temporaire ? Est-ce que nous, la génération expat, sommes condamnés à errer de pays en pays jusqu’à ce que nous trouvions notre terre d’accueil idéale ? Et si nous ne le faisons pas, est-ce que nous resterons frustrés toute notre vie, en gardant toujours en tête que la vie pourrait être meilleure dans un autre pays ?

    Toujours prêt à plier bagage et à partir vers une nouvelle destination exotique, j’ai l’impression que c’est ce que de nombreux expats bruxellois ressentent. Les gens sont de passage. Chaque année, certains décident de rentrer dans leur pays d’origine, quand d’autres décident de partir encore dans un autre pays étranger. Enfin, il y a ceux qui restent. Je me rappelle de ce que m’a dit un jour un ancien collègue néerlandais, un homme d’une quarantaine d’années. Il m’a dit que Bruxelles lui avait toujours semblé être un lieu de résidence temporaire jusqu’à ce qu’un jour il réalise qu’il était là depuis 15 ans. Il s’était dit alors qu’il était peut-être temps d’accepter le fait que Bruxelles était devenu son lieu de résidence permanent. Pourtant, il n’avait toujours pas l’air convaincu. Comme s’il ne pouvait se résoudre à être attaché à un endroit pour le restant de ses jours.

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