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    May 10th, 2012EuropasionariaEurope, La citation de la semaine

    Je pense que l’Europe sera fédérale ou ne sera pas. Le choix est aussi simple que ça. Il faut arrêter d’avoir peur d’utiliser le mot fédéral quand on parle de l’avenir de l’Europe.

    Guy Verhofstadt, adresse au Parlement européen, 9 mai 2012

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    October 21st, 2010EuropasionariaEurope, Girl Power

    Susana del Río, a woman with a passion

    I cannot count how many times I’ve heard that Europe is boring, complex, technical, not fun, etc. However, I can probably count on the fingers of one hand the people I’ve heard talk about Europe with passion. Thanks to Alejandro from La traducción es la lengua de Europa, I’ve found a new one. A Spanish woman at that.

    Alejandro has translated into English an interview of Susana del Río, an expert in European communication, that was originally published in Spanish on Encarna’s blog Más Europa. This is a great read for anyone who is genuinely interested in the European project as a grassroots-led movement.

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    May 9th, 2010EuropasionariaEurope

    I’ve often wondered why it was that I was so irresistibly attracted by Europe.

    I’ve always liked learning languages, English in particular – I never got German. When I was a teenager, I remember that whenever there was a foreigner in a group, I would become the designated interpreter, as most often I was the only one able to speak decent English. I liked it. Then I chose not to study languages as I thought that speaking several languages was just something everybody should be able to do. So I chose to study politics, ironically a topic everyone has an opinion on.

    I remember that as a child I wondered what it meant exactly to be French. Did it mean that other people were not French? How was that even possible? And what would it be like to not be French? Yes I was the kind of kid that always asks “why”. That hasn’t changed.

    My grand-father, the sergeant (third one from the left with the kepi hat)

    I remember my school trip to Germany when I was 16. My great grandfather died in World War I. My Spanish grandfather fought in the Civil War and when in France, joined the Résistance. My French grand-father fought during World War II. My parents remember Nazi soldiers coming to their home. So when I arrived in Berlin at the age of 16, I was still quite full of prejudices against the Germans, maybe even more so than most French people. Then something happened. I spent a week having fun with German kids of my age. And I realised something: we might be of a different nationality and a different culture. We might not speak the same language. But in the end, we were not that different. Actually, we were pretty much the same. That’s one of the first times I felt truly European.

    Then I never got rid of the bug. I knew one day I would live in another European country. Since then I have lived in several European countries. Home, Paris, the French feel familiar, and warm at times, but I feel better abroad. I like to be surprised by cultural difference every day I live. I like to go to a party and be able to speak something other than French. That doesn’t often happen at home.

    Where did that irresistible need for otherness come from? Is it because I am myself of foreign origin? Is it because when I was a child I heard my grandfather and my nanny speak Spanish? Is it because right from the start, I knew I was different?

    Wherever it comes from, one thing is for sure: Europe is my passion.

    Happy Europe Day to you all! Follow the “My Europe” blogging carnival on the Blogging Portal.

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    May 9th, 2010EuropasionariaEurope

    Je me suis souvent demandé pourquoi j’étais si irrésistiblement attirée par l’Europe.

    J’ai toujours aimé apprendre des langues étrangères, l’anglais en particulier (avec l’allemand, ça n’a jamais marché). Lorsque j’étais adolescente je me rappelle que dès qu’il y avait un étranger dans un groupe, je devenais l’interprète officielle, la plupart du temps parce que j’étais la seule à avoir un anglais potable. Et j’aimais ça. Par la suite, j’ai choisi de ne pas étudier les langues à l’université parce que je pensais que parler des langues étrangères était quelque chose que tout le monde devrait savoir faire. Alors, ironie du sort peut-être, j’ai étudié la politique, un sujet dont tout le monde peut parler.

    Je me rappelle que lorsque j’étais enfant je me demandais ce que ça voulait dire exactement d’être française. Est-ce que ça voulait dire qu’il y avait des gens qui n’étaient pas français ? Et comment est-ce que c’était possible de ne pas être français ? Oui, j’étais le genre d’enfant qui demande toujours « pourquoi ». D’ailleurs, ça, ça n’a pas changé.

    Mon grand-père, le sergent (troisième en partant de la gauche, avec le képi)

    Je me rappelle de mon séjour linguistique en Allemagne quand j’avais 16 ans. Mon arrière grand-père est mort au front pendant la Première Guerre mondiale. Mon grand-père espagnol a combattu dans la guerre civile, puis plus tard en France, a rejoint la Résistance. Mon grand-père français (en photo ci-contre) a combattu pendant la Deuxième Guerre mondiale. Mes parents se rappellent de soldats nazis venant chez eux. Autant dire que quand je suis arrivée à Berlin à l’âge de 16 ans, j’étais encore pleine de préjugés à l’égard des Allemands, sans doute même plus que la plupart des Français. Puis quelque chose s’est passé. J’ai passé une semaine à m’amuser avec des adolescents allemands de mon âge. C’est à ce moment-là que j’ai réalisé quelque chose. Nous avions beau avoir des nationalités et des cultures différentes et ne pas parler la même langue, au final, nous n’étions pas si différents que ça. En réalité, nous étions même très semblables. C’est l’une des premières fois que je me suis sentie vraiment européenne.

    Après cela, je n’ai jamais réussi à me débarrasser de ce virus. Je savais qu’un jour j’irai vivre dans un autre pays européen. Depuis, j’ai vécu dans de nombreux pays. Mon pays, Paris, les Français, tout ça c’est familier et agréable mais je me sens mieux à l’étranger. J’aime être surprise par la différence culturelle chaque jour que je vis. J’aime aller à une fête et parler une autre langue que la mienne. Ça, ça n’arrive pas très souvent chez moi à Paris.

    Alors d’où vient cet irrésistible besoin d’étrangeté? Est-ce parce que je suis moi-même d’origine étrangère ? Est-ce parce que lorsque j’étais enfant j’ai entendu mon grand-père et ma nounou parler espagnol ? Est-ce parce que dès le début j’ai compris ce que c’était que d’être différent ?

    Quoi qu’il en soit, une chose est certaine : l’Europe est ma passion.

    Joyeuse fête de l’Europe à tous! Suivez le carnaval des blogs “mon Europe” sur le Blogging Portal.

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